Ferraille

Vendre ses métaux : quels papiers, quelle pesée, quel paiement ?

Par CashMetaux le 2 septembre 2026
Expert CashMetaux

On vous demande une pièce d'identité, on refuse de vous payer en liquide, on note votre nom sur un registre. Beaucoup de vendeurs y voient une méfiance de la part du ferrailleur. C'est l'inverse : ces trois points sont imposés par la loi, et un acheteur qui s'en affranchit vous expose bien plus qu'il ne vous arrange. Voici ce que tout centre est tenu de faire, et ce qui reste, lui, à sa libre appréciation : c'est précisément là que se joue la différence entre deux dépôts.

⚖️ Deux textes, pas une politique maison

L'article 321-7 du code pénal impose le registre nominatif, l'article L112-6 du code monétaire et financier interdit les espèces. Aucun centre ne peut y déroger.

⏱️ Le délai, lui, se choisit

La loi dit par quel moyen payer, jamais en combien de temps. Entre un virement instantané et un chèque sous 72 h, c'est le centre qui décide.

Ce que la loi impose, ce que le centre choisit

Cette distinction est la seule chose vraiment utile à connaître avant de partir vendre : elle vous dit ce qui n'est pas négociable, et sur quoi vous pouvez comparer deux ferrailleurs.

Le point Ce que la loi impose Ce qui reste au choix du centre
Identité Pièce d'identité originale, relevée sur un registre tenu jour par jour Rien : c'est exigé partout
Paiement Chèque barré, virement ou carte. Jamais d'espèces Le délai : immédiat, sous 48 h, ou à réception du chèque
Pesée Instrument vérifié, contrôlé périodiquement Peser devant vous ou non, peser catégorie par catégorie ou en vrac
Tri Aucune obligation Trier avec vous, ou classer tout le lot au tarif du métal le plus pauvre
Prix Aucune obligation d'affichage Publier un barème, ou annoncer un prix au comptoir

C'est la colonne de droite qui fait l'écart de montant sur un même lot, pas celle du milieu.

La pièce d'identité : pourquoi n'est-elle jamais facultative ?

L'article 321-7 du code pénal oblige tout professionnel dont l'activité comporte l'achat d'objets mobiliers usagés à tenir, jour par jour, un registre décrivant les objets acquis. Ce registre mentionne les nom, prénoms, qualité et domicile de chaque vendeur. Il est coté et paraphé par le commissaire de police ou, à défaut, par le maire de la commune.

La sanction n'est pas symbolique : le défaut de tenue de ce registre est puni de six mois d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende. Aucun centre déclaré ne prendra ce risque pour vous éviter de sortir votre carte d'identité. Une photo sur téléphone ou une photocopie ne suffisent pas : c'est l'original qui est présenté.

En pratique, prévoyez une carte nationale d'identité, un passeport ou un titre de séjour en cours de validité, plus un RIB à votre nom pour recevoir le paiement. Si vous vendez au nom d'une entreprise, ajoutez un extrait K-bis de moins de trois mois. Si vous vendez le lot de quelqu'un d'autre, il vous faut une procuration écrite.

🔎 Ce que ce registre protège, au fond

Il rend le métal volé difficile à écouler : chaque lot est rattaché à un nom et à une date. C'est aussi votre preuve à vous. Si un litige survient sur le poids ou sur le tarif appliqué, la transaction est tracée des deux côtés, ce qui n'est jamais le cas d'un achat de bord de route payé en liquide.

Le paiement : pourquoi les espèces sont-elles interdites depuis 2012 ?

Ce n'est pas une prudence de commerçant, c'est l'article L112-6 du code monétaire et financier. Depuis le 1er janvier 2012, tout achat au détail de métaux ferreux et non ferreux doit être réglé par chèque barré, virement bancaire ou postal, ou carte de paiement. Le non-respect de cette obligation est une contravention de cinquième classe, quel que soit le montant en jeu.

La mesure est née de la vague de vols de cuivre du début des années 2010 : caténaires, câbles de chantier, gouttières. Sans espèces, le métal volé perd son débouché, puisque chaque vente laisse une trace bancaire nominative. Un acheteur qui vous propose du liquide n'est donc pas plus arrangeant qu'un autre : il travaille hors la loi, et vous n'aurez aucun recours si le compte n'y est pas.

Reste que la loi dit par quel moyen payer, jamais en combien de temps. C'est exactement là que les centres se distinguent : certains règlent par chèque, d'autres émettent un virement sous 48 à 72 heures, d'autres encore, dont nous, un virement instantané déclenché pendant que vous êtes encore sur place. Posez la question avant de charger votre véhicule.

La pesée, étape par étape

C'est le moment qui fixe le montant. Il n'a rien de mystérieux, et vous pouvez le suivre du début à la fin.

1. Le tri précède la pesée

Chaque famille de métal a son tarif. Un lot mélangé est classé au tarif du métal le plus pauvre : quelques kilos de ferraille dans un tas de cuivre ne coûtent pas le prix de la ferraille, ils coûtent celui du cuivre perdu.

2. Chaque catégorie est pesée séparément

Le poids affiché doit être visible depuis l'endroit où vous vous tenez. Une pesée globale « au jugé » suivie d'une répartition annoncée oralement ne vous laisse aucun moyen de vérifier quoi que ce soit.

3. La pesée entrée-sortie pour un véhicule chargé

Sur un pont-bascule, on pèse le véhicule plein à l'arrivée puis vide au départ. La différence est votre tonnage réel, sans manutention et sans estimation.

4. Le tarif du jour est appliqué catégorie par catégorie

Les cours bougent chaque semaine. Le prix retenu est celui affiché le jour de votre passage, pas celui d'un devis téléphonique de la semaine précédente. Notre barème est public et daté.

5. Le total vous est présenté avant validation

Poids par catégorie, tarif appliqué, montant. Si un chiffre vous surprend, c'est le moment de le dire : après la validation et l'inscription au registre, la transaction est close.

Ce qui change vraiment d'un ferrailleur à l'autre

Sur un même lot, deux centres peuvent afficher des montants sensiblement différents sans que l'un des deux soit malhonnête. Trois facteurs expliquent presque tout l'écart.

Le tri d'abord : un centre qui prend le temps de séparer vos métaux vous paie chaque famille à son tarif, tandis qu'un centre pressé applique le tarif bas à l'ensemble. Sur un lot mixte, l'écart se compte en dizaines d'euros. La granularité du barème ensuite : distinguer un cuivre Millberry d'un cuivre mêlé, ou un inox 316 d'un F17, suppose un barème détaillé. Un centre qui n'a qu'une ligne « cuivre » vous paiera au tarif du plus pauvre.

Le délai de paiement enfin, seul point du règlement que la loi laisse ouvert. Entre un virement reçu avant d'avoir quitté le parking et un chèque encaissé dix jours plus tard, la somme est la même, la trésorerie non.

Un dernier point, souvent oublié : ce que le centre refuse. Les bonbonnes de gaz non dégazées et les réservoirs contenant encore du carburant ou de l'huile ne sont repris nulle part en l'état, pour des raisons de sécurité. Mieux vaut le savoir avant d'avoir chargé.

Pesée d'un lot de métaux sur la balance au sol du dépôt CashMetaux
Avant de partir

5 réflexes qui évitent l'aller-retour pour rien

Un apport raté coûte un trajet et une demi-journée. Ces cinq points se règlent en cinq minutes.

1
Prenez votre pièce d'identité originale

Carte d'identité, passeport ou titre de séjour, en cours de validité. Sans elle, la transaction ne peut pas être enregistrée, donc pas être faite.

2
Ajoutez un RIB

C'est le support du paiement, puisque les espèces sont exclues par la loi. Au nom du vendeur, ou du bénéficiaire si vous vendez pour un tiers.

3
Sortez les non-ferreux du tas

Cuivre, laiton, aluminium et inox valent bien plus que la ferraille. Mélangés à elle, ils en prennent le tarif.

4
Videz ce qui contient un fluide

Réservoirs, bonbonnes, circuits d'huile. Non vidangés, ils sont refusés à l'entrée quel que soit le centre.

5
Demandez le délai de paiement au téléphone

C'est la seule variable que la loi laisse libre, et la plus facile à comparer avant de se déplacer.

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Questions fréquentes

Quels papiers faut-il pour vendre de la ferraille en tant que particulier ?
Une pièce d'identité originale en cours de validité (carte nationale d'identité, passeport ou titre de séjour) et un RIB à votre nom pour recevoir le paiement. La pièce d'identité est exigée par l'article 321-7 du code pénal, qui impose au ferrailleur de tenir un registre nominatif des lots achetés. Une photocopie ou une photo sur téléphone ne suffisent pas.
Peut-on se faire payer sa ferraille en espèces ?
Non, et ce n'est pas au choix du ferrailleur. L'article L112-6 du code monétaire et financier impose depuis le 1er janvier 2012 que tout achat au détail de métaux ferreux et non ferreux soit réglé par chèque barré, virement bancaire ou postal, ou carte de paiement. Un professionnel qui paie en liquide commet une contravention de cinquième classe, quel que soit le montant.
Combien de temps faut-il pour être payé ?
La loi fixe le moyen de paiement, pas le délai : c'est donc le seul point qui varie d'un centre à l'autre. Certains règlent par chèque, d'autres émettent le virement sous 48 à 72 heures. Chez CashMetaux, le virement est instantané et déclenché pendant que vous êtes encore au dépôt. C'est une question à poser avant de se déplacer.
Faut-il trier ses métaux avant de venir les vendre ?
Le tri utile consiste à sortir les non-ferreux (cuivre, laiton, aluminium, inox) du tas de ferraille. Mélangés, ils sont classés au tarif du métal le plus pauvre, et l'écart se compte en dizaines d'euros sur un lot mixte. Pour le reste, inutile de tout démonter : le classement se fait avec vous à la pesée.
Comment vérifier que la pesée est juste ?
Le poids doit s'afficher devant vous, catégorie par catégorie. Pour un véhicule chargé, la pesée se fait à l'entrée puis à la sortie : la différence est votre tonnage réel. Une pesée globale suivie d'une répartition annoncée oralement ne vous laisse aucun moyen de contrôle. Le total, poids et tarif appliqué, vous est présenté avant validation.
La vente de métaux doit-elle être déclarée aux impôts ?
C'est un sujet à part entière, traité dans notre article Je vends des fers et métaux : dois-je le déclarer aux impôts ?. En résumé, la revente occasionnelle de ses propres biens par un particulier n'est pas assimilée à une activité commerciale, mais la régularité et les montants changent la donne.
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Au quotidien, notre équipe rachète cuivre, aluminium, plomb, inox et radiateurs. Notre objectif : vous proposer un prix juste, indexé sur les cours réels, avec une pesée et un paiement 100% transparents.

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